Sud ptt

Commission Kaspar

vendredi 29 mars 2013, par Philippe Crottet

Sud ne se rendra pas à l’invitation de Jean Kaspar pour faire un suivi des travaux de cette commission.

Dans le courrier que nous lui avons adressé, nous exposons l'ensemble des raisons pour lesquelles nous ne cautionnerons pas le jeu trouble auquel se prête Jean Kaspar

Objet : réponse à votre invitation

Monsieur Kaspar,

Vous désirez nous convier à une rencontre afin, dîtes-vous, de procéder à un point d’étape et recueillir notre avis quant à la manière dont vous comptez organiser la commission de suivi du rapport de la commission que vous avez présidez l’an dernier. Vous désirez en outre échanger sur les éléments du bilan provisoire. Nous ne pouvons répondre de manière favorable à votre invitation, et ce pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, nous ne nous reconnaissons pas dans le rapport remis le 11 septembre à Jean-Paul Bailly. Ayant participé de manière assidue et active aux travaux de la dite commission, nous pensions retrouver, si ce n’est l’intégralité, tout du moins quelques pistes de nos réflexions quant aux solutions à apporter à la crise sociale qui touchait l’entreprise. Par ailleurs, vous n’avez pas cru bon d’annexer notre contribution ni celle des autres fédérations syndicales à ce rapport. Pourtant celles-ci apportaient des éléments d’analyses et des revendications qui auraient pu, s’il elles avaient été appliquées, améliorer le quotidien des postiers et postières. A côté de cela, vous avez fait le choix de reprendre des pans entiers des contributions de Mr Lefèbvre et différents directeurs de Métier, sans n’émettre aucune réserve et sans aucune remise en cause de la stratégie en oeuvre depuis dix ans !!!

Nous ne vous cachons pas que nous sommes passablement agacé-es par vos différentes interventions publiques (colloques, séminaires, cercles de managers...) au cours desquelles vous avez fustigé l’immobilisme de certains syndicats, les rendant à mots à peine couverts, responsables de la situation sociale en même temps que vous félicitiez M. Bailly pour sa politique volontariste et sa gestion exemplaire de cette crise.

Par ailleurs, sur le suivi en tant que tel, vous n’êtes pas sans savoir que nous nous sommes opposé-es à l’accord cadre intitulé « Qualité de vie au travail ». Nous considérons que les propositions faites par la direction et son refus d’intégrer ne serait-ce qu’une partie des mesures immédiates que nous avions proposées reflètent bien sa volonté de ne rien changer à La Poste. Six mois après la remise du rapport de la commission et les propositions qui en ont découlé, force est de constater que la situation sociale continue de se dégrader pour les postiers et postières, qu’ils soient cadres ou qu’ils travaillent à l’exécution.

Enfin, les déclarations et attitudes de M. Bailly suite aux récents drames montrent bien que la commission n’a pas été entendue (et en particulier M. Debout) sur le principe de n’écarter aucune piste quant aux causes, en premier lieu les causes professionnelles. Dans ce contexte et pour toutes ces raisons, vous comprendrez que nous ne souhaitons pas prendre part à la commission de suivi. En tant que syndicalistes de lutte, nous préférons occuper le terrain afin de mobiliser le personnel et, nous l’espérons, obtenir un rapport de force conséquent afin d’obtenir satisfaction de nos revendications.

Soyez assuré, Monsieur, de notre parfaite considération.

Gaëlle Differ, pour la fédération SUD PTT

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