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Thierry Lorenzini cesse son action de grève de la faim

lundi 3 avril 2017, par Philippe C.

Derrière la façade de l’accord distribution, toujours la souffrance au travail

Vendredi 31 mars à 16h45, Thierry Lorenzini, le facteur de Maîche (Doubs) qui avait entamé une grève de la faim le mardi précédent, a décidé d’y mettre fin. Notre collègue a été contraint à mettre sa santé en danger par une direction totalement sourde à la souffrance des agents. C’est le cas dans son établissement comme dans l’ensemble de la Franche-Comté, où les alertes se multiplient depuis des années, et où des drames ont déjà eu lieu, comme le suicide d’un facteur de Pontarlier en juillet dernier.

En 2015, les postier-es de Maîche, avec leurs collègues des autres sites de l’établissement, avaient fait grève pendant 15 jours contre des conditions de travail désastreuses. La direction locale, avec l’appui de la direction franc-comtoise, avait alors sciemment joué le pourissement du conflit.

Le CHSCT de l’établissement a voté une expertise sur les risques psycho-sociaux, contestée par La Poste devant le tribunal, comme elle en a l’habitude.

Thierry ne demandait ni plus ni moins que le paiement des heures supplémentaires pour l’ensemble de ses collègues, c’est-à-dire... tout bonnement l’application du Code du travail ! Aujourd’hui, à La Poste, un agent peut être conduit à se mettre en grève de la faim et à rester jour et nuit sur son lieu de travail, simplement pour se faire entendre.

Thierry a obtenu satisfaction. La direction s’engage à payer les heures supplémentaires de l’ensemble des factrices et des facteurs de Maîche, y compris les heures supplémentaires effectuées depuis les 6 derniers mois. Elle s’engage également à répondre dans les 48h à toute question RH posée par les agents.

SUD PTT se réjouit évidemment que notre collègue ait été enfin entendu, mais il est hors de question d’en rester là. Une enquête va notamment être réalisée dans les plus brefs délais, par le CHSCT réuni à la demande de notre représentant, dans l’ensemble des sites de l’établissement.

Cette situation illustre malheureusement ce que nous dénonçons depuis le début de la sinistre farce des “négociations” à la distribution, qui a abouti à un accord pourri. N’en déplaise à ses signataires, quels qu’ils soient, ce dernier ne résout rien, bien au contraire. Sa signature n’a même pas conduit les directions à faire preuve d’un minimum d’écoute vis-à-vis des agents.

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