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La rue gronde...

jeudi 22 mars 2018, par Philippe C.

Communiqué de l’union syndicale Solidaires

La journée de mobilisation et de grève du jeudi 22 mars a été une grande réussite aussi bien dans l’ensemble de la fonction publique que chez les cheminot.es. C’est une première victoire contre les politiques de casse de la fonction publique et du service public ferroviaire. La journée de mobilisation et de grève du jeudi 22 mars a été une grande réussite aussi bien dans l’ensemble de la fonction publique que chez les cheminot.es. C’est une étape importante contre les politiques de casse de la fonction publique et du service public ferroviaire.

La forte présence de salarié-es d’autres secteurs mais aussi à différents endroits de lycéen.nes, d’étudiant.es et de retraité.es, montre que la colère monte et que les convergences se construisent dans la rue. Déjà la semaine dernière, la forte mobilisation dans les EHPAD a montré la détermination des personnels à obtenir des conditions de travail respectueuses pour eux/elles même mais aussi des pensionnaires. Le même jour a eu lieu une mobilisation massive des retraité.es contre la baisse de leur pouvoir d’achat.

Et ce n’est pas fini : les mobilisations et grèves sectorielles ou d’entreprises pour défendre les salaires et l’emploi se multiplient comme par exemple à Air France ce vendredi 23 mars ou à Carrefour le 31 mars.

Bien sûr, en ce printemps 2018, la défense des services publics et de la fonction publique sont également un enjeu central contre les volontés destructrices de ce gouvernement. L’abandon des missions de services publics couplé à la casse des statuts, marquera profondément la population et son niveau de vie.

Le mardi 3 avril sera le jour de lancement de la grève reconductible à la SNCF. Ce même jour, l’Union Solidaires appelle à construire localement des initiatives de convergences devant des services publics qui pourront prendre pleins de formes différentes (rassemblement, actions, diffusion de tracts, manifestation...) : gares, hôpitaux, centre des finances, bureaux de postes, pôles emplois…

Nous savons que pour gagner, il faut ancrer et renforcer chaque mobilisation sectorielle pour les rendre les plus massives et visibles. Il faut aussi créer les passerelles, comprendre la logique commune qui mène à ces mobilisations. Il faut également continuer le travail de « désintoxication mentale » auprès de la population qui subira la nouvelle dégradation des services publics.

L’Union syndicale Solidaires se réunira en Conseil national extraordinaire le mercredi 28 mars pour réfléchir aux meilleures façons de construire des convergences interprofessionnelles entre les secteurs mobilisés. Il appartient aux salarié.es et à chaque secteur de décider de la suite des mobilisations. L’unité syndicale est essentielle pour faire face à un gouvernement qui cherche à réduire les droits collectifs, opposer et diviser la population en pensant pouvoir cacher qu’il est au service des plus riches.

Créons les conditions d’un vaste mouvement qui permette de gagner sur les revendications spécifiques, mais aussi d’inverser la vapeur. Dans un pays ou la fraude fiscale et les profits des groupes et de quelques capitalistes se comptent en dizaines de milliards d’euros, il est temps de d’imposer un autre partage des richesses qui profite à l’ensemble de la population par une augmentation des pensions, des indemnisations chômage, des salaires, et qui permette de financer les services publics à la hauteur des besoins de tous et toutes.

La start-tup gouvernementale devra bien revenir à la réalité au risque de devoir déposer le bilan : qui sèment la misère récoltent la colère !

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